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NIce Citoyenne Et Altermondialiste N I C E A
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Tête de listeBruno DELLA SUDDA www.nicea2008.org |
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"Les élections
municipales de mars 2008 sont l'occasion de dire dans les urnes notre
refus de la politiqie du gouvernement, de ses soutiens locaux et
d'affirmer qu'une autre gauche est possible. J'apporte tout mon soutien à la liste NICEA, menée par Bruno DELLA SUDDA" Olivier Besancenot
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"Je soutiens la liste Nice
Citoyenne et Altermondialiste, une liste de citoyennes et de citoyens
qui affirment qu'un autre monde est possible, à Nice aussi,
et qui montrent qu'on peut faire de la politique autrement, pour
l'écologie, pour une vraie démocratie et pour le
partage des richesses" José Bové
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NIce Citoyenne Et Altermondialiste
N I C E A
Nice n'en peut plus des affaires, du clientélisme, des injustices, des inégalités et des discriminations. La droite et l’extrême droite sont aux services des puissants et des nantis. L'absence de démocratie et l’opposition inconsistante de la gauche traditionnelle à la politique sarkoziste aussi bien à Nice qu'au plan national exaspèrent la population !
Le pouvoir ne doit plus être confisqué par des politiciens professionnels, des cumulards aux égos surdimensionnés : il doit être l'affaire de toutes et de tous.
C'est pourquoi notre liste est différente : citoyenne et altermondialiste, 100% à gauche, 100% écologiste.
Citoyenne ! Parce qu'il faut faire de la politique autrement, non pas dans les discours mais dans les faits : les hommes et les femmes de notre liste sont en majorité des syndicalistes et des associatifs. Pas de professionnels de la politique, pas de carriéristes : toutes les personnes de cette liste sont engagées dans la vie de la cité.
Altermondialiste ! Parce que nous agissons toutes et tous ensemble : associatifs, syndicalistes, militant-e-s politiques, à égalité et sans hiérarchie entre nous.
Et parce que nous disons :
UN AUTRE MONDE EST POSSIBLE ET NECESSAIRE A NICE AUSSI !
1 Nos mesures d'urgence
3
2 Il faut que cela change 4
Pour
des élu-e-s enfin au service des citoyen-ne-s
4
Le
tout-sécuritaire engendre la parano et la
violence. La liberté doit retrouver son droit de
cité 4
Les affaires : Basta
! 5
Pour une vie
associative débarrassée du
clientélisme 5
Réapproprions-nous
ce qui est à nous et pour nous
5
La
démocratie, c'est le pouvoir de la
population de décider et de contrôler
6
Une
CANCA démocratique, c'est pour quand
? 7
Répartissons
les richesses autrement 7
(conclusion)
8
| D'accord - pas d'accord : dites-le nous ! |
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N I C E A NICE DEMOCRATIQUE NOS MESURES D’URGENCE Retour du service public ! Retour, dans la gestion municipale, des services publics locaux concédés au privé (eau, transports, parkings, cantines...). Pour une économie locale fondée en priorité sur les services publics, où les usagers et les salarié-es sont associé-es à la gestion. Renforcement des services municipaux, fin des emplois précaires et du temps partiel imposé, titularisation de toutes et tous. Assemblées de quartier ouvertes à toutes et tous ! Création d'assemblées de quartiers ouvertes à toutes et tous. Des conseils de quartiers vraiment représentatifs dotés de réels pouvoirs. Budget participatif ! Mise en place du budget participatif, avec décision et contrôle, par la population, des choix budgétaires et des projets prioritaires. Reconversion de la police municipale ! Désarmement immédiat de la police municipale, dissolution et reconversion vers des missions d'utilité sociale et écologique (transports, jardins, aide aux personnes âgées et handicapées…). Moratoire sur la vidéo-surveillance. Un lieu d'accueil, d'écoute et de relais dans chaque quartier. Lutte contre les discriminations ! Engagement actif de la commune contre toutes les discriminations et pour le droit de vote des résident-e-s étranger-e-s à toutes les élections. Davantage de lieux d'accueil et d'hébergement pour les femmes victimes de violences. Démocratie à la CANCA ! Refonte démocratique de la CANCA (Communauté d'Agglomération Nice Côte d'Azur). Nice hors AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) ! Comme ailleurs en France et dans le monde, Nice doit dire non à l'AGCS dont le but est la concurrence sauvage des territoires et la mort des services publics locaux. |
IL FAUT QUE CA CHANGE !
La «démocratie» locale telle qu'elle existe aujourd'hui ne sert trop souvent que les intérêts de quelques nantis. Les grandes orientations concernant l’aménagement, l’urbanisme, le tourisme, les équipements collectifs font la part belle aux grands intérêts privés.
Élu-e-s, nous ne cautionnerons pas un tel système ; nous ne voulons pas mieux le gérer mais radicalement en changer.
POUR DES ELU-E-S ENFIN AU SERVICE DES CITOYEN-NE-S :
A l’encontre du conseil municipal de Nice actuel qui n'est pas à l'image de ses concitoyen-ne-s mais qui est une assemblée de notables, notre liste rassemble des citoyen-ne-s engagé-e-s sur les terrains sociaux, politiques, écologiques, des salarié-e-s qui n'ont rien de rentiers et qui resteront, élus ou non, engagé-e-s aux côtés de celles et ceux qui luttent pour un monde meilleur.
Nous nous engageons à limiter strictement le cumul des mandats à un mandat unique et à deux mêmes mandats consécutifs maximum.
Nos élu-e-s prépareront en amont les réunions du conseil municipal avec les citoyens qui les y auront élu-e-s.
Nous souhaitons une commune qui protège la collectivité et qui s'engage solidairement en faveur des plus fragiles : sans-papiers, sans-logis, chômeurs, femmes battues, personnes en situation de handicap...
Il faut sanctionner les propos racistes, xénophobes et sexistes des élus municipaux.
Des engagements seront pris pour lutter contre le racisme et les discriminations en lien avec la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité) : renforcement de ses moyens, campagnes de sensibilisation par la commune en lien avec les associations. Le droit de vote des résident-e-s étranger-e-s à toutes les élections sera revendiqué ainsi que la régularisation des sans-papiers. La commune s'engagera aux côtés des associations pour la semaine d'éducation contre le racisme, la journée internationale pour les droits des femmes, la journée des droits de l'enfant ... Il faut appliquer la signature de la charte de l'UNICEF (ville amie des enfants).
Nice doit être déclarée hors AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) car nous sommes opposés à la mise en concurrence sauvage de tous les services locaux, à l'impossibilité de services publics et il faut prendre en compte les critères sociaux et écologiques.
LE TOUT- SECURITAIRE ENGENDRE LA PARANO ET LA VIOLENCE
LA LIBERTE DOIT RETROUVER DROIT DE CITE
Notre ville est marquée depuis trop longtemps par une politique sécuritaire. Résultat : Nice est sous tension.
Ce n'est pourtant pas à cause de l'insécurité que les services publics désertent les «quartiers difficiles» mais c’est parce que les services publics désertent ces quartiers que l'insécurité y progresse. Il faut réimplanter des services publics dans les quartiers populaires.
Il faut donner une priorité absolue à l'aide aux victimes : un commissariat n'est pas forcément le meilleur endroit pour que des victimes puissent se confier. Un élément de solution passe par un fort soutien aux structures associatives de prévention et d'aide aux victimes. Des lieux d'accueil, d'écoute et de relais (avec numéro vert et site internet) doivent être mis en place dans chaque quartier.
Big brother is watching us! Pas possible de faire un pas sans être surveillé ! Nous sommes pour un moratoire sur la vidéo surveillance et pour l'ouverture d'un grand débat public concernant son usage où nous défendrons sa suppression. Elle agit à posteriori alors qu'il faut agir en amont. La présence humaine est toujours meilleure que la caméra. L'important, c'est plus de présence humaine qualifiée dans les lieux où elle est utile.
Aujourd'hui, la plupart des missions de la police municipale se substituent au rôle de la police nationale ou sont inutiles et dégradantes comme la verbalisation des défauts de paiement de stationnement, quand elles ne sont pas ignobles comme lorsqu'il s'agit de prendre en chasse les SDF. Ces fonctionnaires territoriaux doivent être désarmés immédiatement et les salarié-e-s reconverti-e-s dans des activités socialement utiles : aide à la fluidité de la circulation, surveillance des parcs et jardins, aide à la personne, médiation, verbalisation des déjections canines, ...
A l’encontre du conseil municipal de Nice qui a trempé dans les affaires depuis plusieurs décennies, nous voulons la transparence pour en finir avec le clientélisme et les passe-droits : est nécessaire la présence des associations et des élu-e-s d’opposition dans toutes les commissions d’attribution. Nous voulons aussi rendre la gestion de notre cité à ses citoyen-ne-s, notamment en instaurant un budget participatif : aux habitant-e-s de décider des projets prioritaires pour la ville et de la répartition de leur financement.
POUR UNE VIE ASSOCIATIVE DEBARRASSEE DU CLIENTELISME
Il faut des moyens de fonctionnement pour les associations dans le respect total de leur indépendance et la libre mise à disposition dans tous les quartiers de salles de réunion publiques pour favoriser la citoyenneté active.
REAPPROPRIONS-NOUS CE QUI EST A NOUS ET POUR NOUS
Notre ville s'apparente à une république bananière ; la plupart des services publics locaux sont concédés à des groupes privés, leur gestion se fait dans l'opacité, et l'objectif premier n'en est pas de servir au mieux les usagers mais d'augmenter les marges bénéficiaires.
Il faut non seulement mettre en place des régies municipales mais faire en sorte aussi qu'elles répondent au mieux aux attentes des usagers et de ceux qui y travaillent. Pour cela, la Commission Consultative des Services Publics est obsolète ; il faut au contraire une vraie Commission de Contrôle des Services Publics avec de vrais pouvoirs, composée de personnels et d’usagers de ces services désigné-e-s par tirage au sort. Est nécessaire la participation citoyenne, associative et syndicale aux instances des régies municipales des services publics locaux.
C'EST LE POUVOIR DE LA POPULATION
DE DECIDER ET CONTROLER
Il faut un autre fonctionnement du conseil municipal et des conseils de quartier. Une question doit pouvoir être soumise à délibération si 20% des conseiller-e-s ou une pétition regroupant 10 000 citoyen-ne-s le demandent.
À Nice, la démocratie c'est «cause toujours» : les consultations ne sont pas suivies d'application, les Conseils de Quartier ont été constitués pour être à la botte du maire.
Ça suffit ! Les habitant-e-s doivent être associé-e-s aux projets qui les concernent. Nous sommes favorables à une vraie démocratie active :
Dans chaque quartier se dérouleraient des Assemblées Générales où tou-te-s les habitant-e-s du quartier, quels que soient leur origine, leur sexe, leur âge, seraient convié-e-s pour débattre des projets à mettre en œuvre.
En émaneraient des Conseils de Quartier radicalement différents des caricatures actuelles, puisqu'ils seraient composés exclusivement d'habitant-e-s du quartier désigné-e-s pour moitié par vote, pour l'autre moitié par tirage au sort. Les délégué-e-s en seraient révocables lors des assemblées suivantes.
Les Conseils de Quartier de toute la commune se rassembleraient pour établir des propositions de projets municipaux et leur budgétisation.
Chaque Conseil de Quartier présenterait alors cette proposition à l'assemblée générale qui l'avait mandaté.
Des conseils consultatifs de jeunes et de citoyen-ne-s/résident-e-s étranger-e-s seront mis en place afin d'intégrer leur spécificité aux projets.
Après ajustements, le «Budget Participatif» n'aurait plus qu'à être présenté pour être voté au Conseil Municipal.
Dans certains domaines, le référendum d'initiative populaire injecte de la démocratie active : on pourrait l'imaginer à partir d'un seuil de 10 000 demandes précédé d'un vrai débat démocratique, après discussion dans les assemblées de quartier. Il apparaît comme le couronnement de la démocratie.
Un poste d’adjoint-e sera dévolu à la démocratie participative. Les conseillers municipaux, sans renoncer à leurs responsabilités d'élu-e-s, consacreront une partie importante de leur temps à préparer les grands choix soumis à la délibération populaire (conseils de quartier, référendum d'initiative populaire, ...).
De plus, un observatoire de la démocratie locale verra le jour, indépendant de la mairie, composé pour moitié de citoyen-e-s tiré-e-s au sort et pour moitié de représentant-e-s des associations et des syndicats.
Les Niçois et Niçoises doivent disposer d'une information facilement accessible, claire et pluraliste sur tous les dossiers. La démocratie active, le budget participatif, exigent un haut niveau de démocratie et une vie culturelle active, ouverte à toutes et tous. La refonte du magazine municipal de propagande et d’insignifiance en un magazine pluraliste, au service de l’éducation populaire et de la citoyenneté active, permettra d'informer l'ensemble de la population et de débattre en connaissance de cause. Des outils complèteront le dispositif grâce à Internet.
Pour qu'il ne soit pas monopolisé par les couches moyennes et les professions intellectuelles, une formation des citoyen-ne-s au budget participatif sera organisée, et en priorité dans les quartiers populaires.
C'EST POUR QUAND ?
De nombreux pouvoirs sont maintenant délégués à la communauté d'agglomération, éloignant un peu plus le pouvoir des citoyen-ne-s dans des structures opaques et antidémocratiques. Nous souhaitons une refonte complète du fonctionnement de la CANCA avec la possibilité pour les communes qui le demandent d’en sortir. Un vaste débat public devra s'ouvrir pour établir le mode d'accès à ces structures intercommunales et la délimitation de leurs compétences. L'idée d'une élection au suffrage universel direct, relèguerait de fait la commune alors que c'est l'échelle démocratique pour l'instant la plus proche des citoyen-ne-s. Nous oeuvrerons pour une représentation dans ses instances sur deux collèges : l'un élu au suffrage universel, l'autre qui serait l'émanation des conseils municipaux à la stricte proportionnelle sans majoration pour les majorités élues (ce qui est la règle actuellement pour la composition de la moitié du conseil municipal).
REPARTISSONS LES RICHESSES AUTREMENT
Les impôts locaux sont scandaleusement répartis dans notre ville et correspondent à une réalité sociale et urbaine révolue datant de 1970. Même si la loi française ne permet pas à un Conseil Municipal de les modifier vers plus de justice sociale, nous pensons qu’il ne suffit pas d'être transparent et de rendre les habitants acteurs de la vie politique municipale, notamment par le budget communal participatif, il faut aussi que les fonds qui l'alimentent soient perçus avec plus de justice sociale. Nous revendiquons en la matière une réforme fiscale radical
Pour nous la démocratie, et la démocratie communale en particulier, n’est pas seulement un droit citoyen.
C’est aussi une façon efficace de lutter contre la corruption. Les exemples sont légion à Nice où l’étouffement de la parole des habitant-e-s est allé de pair avec des affaires de pots de vin. Il faut tout au contraire que les engagements pris après consultation et que les délibérations des conseils de quartier relatifs au budget participatif soient tenues, et que le budget municipal soit transparent.
C’est encore une façon de faire respecter la dignité de ses habitant-e-s, si souvent traité-e-s avec mépris quand elles/ils ne sont pas de l’avis de la majorité actuelle.
C’est
enfin une façon de défendre les acquis sociaux,
à
Nice comme ailleurs, aujourd’hui mis à mal par le
gouvernement avec une frénésie sans
égale en
Europe, par la majorité à laquelle appartient le
maire
actuel.
Rendre la ville à ses habitants ne relève
pas de l’utopie mais d’une
nécessité. Proposer une
alternative démocratique n’est que
l’émanation de
l’idéal des droits de l’homme,
où,
rappelons
le, chaque homme
a le
droit d’exprimer ses opinions et principalement quand il
s’agit
de son quotidien.
À la corruption et à la négation
de ce droit fondamental, nous répondons par la gestion
populaire des affaires de la cité.
Notre démarche s’inscrit dans une approche directe de la démocratie dénonçant de ce fait la professionnalisation de la politique et sa vision « castique » du pouvoir.
| D'accord - pas d'accord : dites-le nous ! |
NICE ECOLOGIQUE
ENVIRONNEMENT, AMENAGEMENT DU TERRITOIRE, ACTIVITE ECONOMIQUE
Il s'agit d'aménager la ville en préservant les ressources, en participant à la lutte contre le réchauffement climatique, en favorisant la réduction des gaz à effet de serre, en préservant les ressources en eau, en développant une économie dynamique créatrice d'emplois durables de proximité, en promouvant une meilleure qualité de vie, une meilleure qualité dans les relations humaines et en suscitant la participation de la population aux décisions.
Il faut redonner de l'attractivité à certains quartiers d'habitat social en diversifiant les activités tant en termes d'emplois et de développement économique que d'animations commerciales, sportives et culturelles, en favorisant la mixité sociale et celle des activités.
Il est nécessaire d'instaurer et de rendre effectif le droit à un logement digne pour tous.
La liste citoyenne et alter mondialiste veut promouvoir une politique de transports urbains respectueux de la vie et de la santé humaine, de l’environnement (lutte contre l’effet de serre et contre la pollution de l’air). Notre liste est porteuse d’un projet politique fondé sur la démocratie active, qui entend donner la parole aux citoyens pour construire avec eux les décisions collectives. Une politique ambitieuse qui considère que la mobilité est un droit fondamental.
La politique affairiste de Peyrat et d’Estrosi ne souhaite pas s’attaquer de front au problème de l’omniprésence automobile de peur d’effrayer l’électorat très motorisé. Pourtant la réduction du nombre de voitures en ville est de plus en plus évoquée dans les politiques publiques, et ce, dans toute l’Europe.
Il est temps de passer aux actes :
Limiter les déplacements contraints par un éclatement des espaces spécialisés (zones commerciales industrielles et/ou d’emploi, résidentielles, etc.).
Création de pôles multimodaux de transports offrant des moyens de transports alternatifs aux endroits stratégiques de la ville comme l'aéroport, les gares, les sorties d'autoroute.
Retour du service public dans les activités stratégiques (transports, parkings)
Retour du service public : œuvrer pour une régie communautaire des transports en commun.
Généraliser les couloirs de bus en sites propres protégés.
Adapter les horaires aux nouveaux rythmes urbains : les soirs, les week-ends, la nuit.
Développer le tramway : réaliser l’extension de la ligne de tramway sur le quartier de l’Ariane et réaliser la 2ième ligne de tramway (est-ouest : avec desserte du port, du centre administratif, du quartier des Moulins et de l’Aéroport)
Exercer toute l’influence possible de la municipalité pour une électrification du train des Pignes.
Application d’une politique tarifaire adaptée (âge, situation socio-économique, etc.). Les transports en commun doivent être subventionnés de façon importante par les pouvoirs publics car ils contribuent à l’intérêt général.
Création d'un ticket civique « pour réduire le coût des tarifs du transport en commun et la mise à l'étude de la gratuité » sur le tramway et les bus. La gratuité doit être envisagée dans les transports en commun, afin de faciliter le développement du commerce local mais aussi pour réduire toujours plus la circulation automobile.
Desserte en transports en commun 100% accessibles aux personnes à mobilité réduite. Création d’un service public de taxis pour les personnes handicapées car le droit au transport pour tous ne peut être garanti que par un service public.
Création d’un espace «vélos, poussettes, rollers» dans toutes les rames de tramway.
Faire de la ville un endroit de desserte et non plus de transit:
A l’intérieur des quartiers au moyen de plans de circulation en pétale qui ne permettent pas de traverser un quartier de part en part et incitent les automobilistes à utiliser les transports en commun.
Sur les grands axes, en limitant la capacité automobile, pour favoriser les transports en commun et les circulations douces (à pieds, en vélo, en rollers)
Parkings en régie communautaire.
Gel des constructions de parking en centre ville, et aménagement en périphérie de parkings sécurisés et connectés efficacement au réseau de transport en commun.
Mise en place d’un système de parking gratuit pour les résidents du centre ville afin de leur permettre de laisser leur voiture en bas de chez eux pendant la journée et donc leur offrir le choix d’utiliser les transports en commun.
Rééquilibrer la voirie en faveur des piétons.
“Marchons vers l’école” : mise en place d’un bus de ramassage scolaire pédestre.
Réaliser un réseau de pistes cyclables cohérent et sécurisé.
Réserver des rues aux vélos.
Inciter à l’utilisation du vélo notamment par l’instauration d’un chèque transport pour les salariés et les étudiants se déplaçant à vélo, créer et développer des points gardiennés dans la ville.
Promouvoir les véhicules à basse consommation et les moins polluants par l’installation des bornes de vélos gratuits (Auto-partage ou prêts de vélos en libre service).
Equipement systématique des administrations et des services publics en véhicules dotés d’un mode de propulsion alternatif, en choisissant au cas par cas celui reconnu comme le moins polluant en fonction de l’usage qu’il est prévu d’en faire.
Formation des conducteurs municipaux pour une conduite moins consommatrice d’énergie.
Favoriser l’utilisation de véhicules peu ou non polluants.
Soutien important aux commerces de proximité qui génèrent moins de déplacements que les hypermarchés.
Logistique : pour mieux gérer les marchandises et les livraisons (création d’un centre de distribution urbaine).
Dans le cadre des programmes A.N.R.U. (Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine) : mise en place d' O.P.A.H. (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat) dans les quartiers.
Développer la H.Q.E. (Haute Qualité Environnementale) dans les quartiers sur la base d'une évaluation environnementale et en particulier en systématisant la démarche H.Q.E. pour les équipements publics.
Construire des bâtiments économes en énergie et valorisant les énergies renouvelables.
Sensibiliser les différents publics à la Maîtrise de la Demande en Énergie et aux énergies renouvelables.
Optimiser le réseau de chauffage urbain.
Remplacer toutes les ampoules des services publics et administrations par des ampoules à économie d’énergie ainsi que pour l’éclairage extérieur.
Réglementer strictement l’éclairage des vitrines la nuit.
Ces démarches conduiront, du point de vue économique et social, à une réduction des charges locatives.
Mise en cohérence des politiques dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat, des implantations commerciales, des déplacements et de l’environnement avec les autres communes du bassin, en favorisant en particulier la participation populaire au S.C.O.T. (Schéma de Cohérence Territoriale).
Favoriser l'attractivité et la mixité sociale dans tous les quartiers sans exception, par la construction et la réhabilitation des logements sociaux.
Stimuler l’échange entre les communautés en subventionnant les initiatives associatives.
Développer des services municipaux publics de qualité largement ouverts, y compris le soir, et gratuits : académies de musique, centres de sports et de loisirs, maison de la culture et du lien social avec formation en informatique, aide aux devoirs, points de rencontre et d'information pour les familles, crèches.
Les quartiers de l’Ariane, les Moulins, Las Planas, Bon Voyage, La Madeleine ne sont pas seulement distincts d’un point de vue urbain ; ils le sont également d’un point de vue social. Cette fracture urbaine engendre une fracture sociale qui a conduit à l’exacerbation du clivage social urbain et au renforcement de ses pôles extrêmes.
Les inégalités sociales se perpétuent à travers les inégalités d’accès à l’éducation, à la formation, au logement, aux services publics et aux équipements collectifs. L’avenir de Nice et de la plupart des villes françaises est-il inéluctablement celui de villes privées (sorte de ghettos de riches sous protection policière), cernées de quartiers d’où les services publics sont absents (quartiers de pauvres sous contrôle policier) ?
Ces quartiers peuvent redevenir un espace d’autonomie populaire orienté vers l’éco-développement. Nous proposons de reconquérir ces territoires en luttant contre les discriminations, en repensant l’organisation du territoire, en favorisant autonomie et démocratie active locale et en nous donnant de nouvelles priorités économiques.
Créer des comités de quartiers qui ne soient pas une parodie de démocratie (cf. partie «Démocratie»).
Créer des lieux de débats facilement accessibles et à moindre coût.
Soutenir les associations démocratiques (parents d’élèves, locataires, etc.) dans le respect de leur indépendance.
Repenser l’organisation territoriale de l’Etat au niveau fiscal (pour éviter le système d’imposition actuel afin de favoriser la redistribution aux collectivités via la taxe professionnelle) et au niveau de la représentation élective (importance de la proportionnelle et de l’interdiction du cumul des mandats).
Adopter une politique transversale de la ville liant aménagement du territoire, aménagement urbain et politique des quartiers. Elle s’appuiera sur les politiques de segmentation des pôles (zones commerciales, industrielles et/ou d’emploi, résidentielles…), et sur un accroissement des moyens et du budget accordé à la politique de la ville.
Développer un plan de lutte contre les violences urbaines, fondé sur la prévention, l’éducation et l’insertion par l’économie.
En ce qui concerne les panneaux publicitaires :
Demander au préfet de mettre en place un groupe de travail chargé d’élaborer un règlement sur l’affichage publicitaire
Se servir du journal municipal et d’espaces extérieurs pour annoncer les rendez-vous citoyens, associatifs, culturels. Et pourquoi ne pas le faire aussi dans les transports en commun ?
Outres les mesures déjà citées dans d’autres parties, nous voulons :
Réaliser un bilan énergétique des infrastructures publiques pour établir un calendrier prévisionnel de diminution.
Installer des robinets automatiques et doubles chasses pour les toilettes afin de ne pas gaspiller d’eau qui est un bien commun.
Promouvoir des toilettes sèches.
Former les agents municipaux du nettoyage.
Solliciter l’aide de la région pour installer des systèmes économiques en énergie ou mieux d’énergies renouvelables pour les bâtiments publics.
Développer le co-voiturage pour les salariés publics ou privés de la région.
Aider les associations et lieux qui promeuvent le développement durable.
Lancer une mission d’inventaire du patrimoine écologique de la municipalité.
Former les agents municipaux chargés des espaces verts à l’utilisation de méthodes plus respectueuses de l’environnement.
Supprimer pesticides et produits toxiques pour l’entretien des jardins et espaces verts de la ville.
Aménager des voies vertes.
Adopter une charte de protection de la biodiversité.
Oeuvrer pour l’introduction de ruches dans les parcs départementaux (Vinaigrier, Grande Corniche…)
Aider les producteurs agricoles biologiques.
Mettre en place un potager municipal pour sauvegarder des espèces menacées.
Adopter un PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui maîtrise l’artificialisation des sols, protège ou classe les espaces boisés, et préserve les espaces naturels sensibles, quitte à exercer le droit de préemption. Et cela ne pourra se faire qu’en refusant l’OIN sur la Plaine du Var (cf. la partie «grands projets») !
Aider les exploitations agricoles locales pour maintenir une ceinture verte autour de la ville.
Parce qu’il en va de notre santé et de celle de la nature :
Préservation de la nappe phréatique sous la Plaine du Var par tous les moyens disponibles et en refusant l’OIN.
Plan d’alerte pour prévenir en cas de pollution industrielle (par le gaz liquéfié notamment) de nos sources d’eau, protection des zones de captage d’eau, et réglementation de l’utilisation de pesticides dans ces zones. Ceci permettra de garantir aux usagers une eau saine directement au robinet, et réduira ainsi la consommation d’eau en bouteille plastique.
Lutte contre les fuites d’eau par la mise en place d’un numéro vert accessible 24h/24 car le gaspillage d’eau dû aux fuites est colossal.
Si ce n’est pas déjà le cas, mise aux normes des stations d’épuration.
Incitation à la récupération des eaux de pluies, y compris pour les espaces verts publics.
Pour les mêmes raisons que pour la gestion de l’eau, ces mesures sont essentielles :
Fermeture à terme de l’incinérateur pour des solutions moins dangereuses pour la santé.
Développement de la filière de traitement par compostage.
Réussir la mise en place du tri sélectif :
Mise en place de bennes «jaunes, bleues, vertes» dans tous les immeubles où un lieu le permet, avec des systèmes de récupération plus pratiques afin de stimuler les citoyennes et citoyens moins motivés à faire le tri.
Intégrer les points d’apport volontaire du tri sélectif dans l’espace public.
Développer la récupération du papier (ainsi qu’une sensibilisation au dégât de la déforestation, et aux solutions possibles : sobriété, papier recyclé, label) dans les administrations, les universités, les écoles, les grandes entreprises (tous les lieux où il y en a une forte consommation)…
- Retour de la collecte des déchets en régie communautaire.
L’objectif est de développer les services publics et l’économie solidaire et de favoriser un nouveau mode de développement local, affranchi de la logique de rentabilité économique, et fondé sur l’économie solidaire d’utilité sociale et écologique.
D’autre part, toute décision quant à la réalisation de projets sera soumise à un système de démocratie participative par le biais du budget participatif (cf. la partie «démocratie»). Mais chacun fera l’objet d’études quant à son impact écologique et son utilité sociale.
Il est nécessaire de développer une économie plus juste, plus solidaire, plus sociale, non organisée autour de l'intérêt de grands groupes privés. NICEA s'engage pour développer des activités socialement et écologiquement responsables et utiles.
Les marchés publics, source de corruption dans le cadre des précédentes équipes municipales, doivent redevenir une source de développement de l'activité locale, et les services publics municipaux et communautaires une source d'emplois utiles pour toutes et tous !Ainsi, au lieu de promouvoir le développement des grandes surfaces, il sera donné priorité aux commerces de proximité et aux petites et moyennes entreprises : il faut interdire le développement, l'extension ou l'implantation de grandes surfaces dans NICE.
Assurer la pérennité et le développement de la production alimentaire locale :
Nous favoriserons la prise en compte des critères sociaux et environnementaux dans le choix des entreprises privées chargées d'entretenir, construire ou rénover équipements, logements et transports communs.
Un groupe de travail « achats responsables » sera mis en place en y associant tous les partenaires impliqués
Des clauses sociales, environnementales et éthiques devront être incluses dans les marchés publics.
Les produits bio, locaux et équitables seront favorisés dans la restauration municipale.
Nous soutiendrons l'économie qui ne délocalise pas et qui répond aux besoins des habitants.
Nous aiderons au développement de la finance solidaire (par la création de coopérative d'intérêt collectif) qui permettrait la création de très petites entreprises tout en favorisant l'insertion des précaires ou de jeunes porteurs de projets, notamment dans le cadre du S.C.O.P.
Par ailleurs, il est nécessaire de développer un tourisme solidaire. Si la consommation citoyenne reste encore anecdotique malgré une sensibilisation croissante, c’est en partie dû à l’insuffisance de cette offre. Il convient de stimuler le partenariat entre économie solidaire et relations internationales.
Nous soutiendrons les projets de réalisation de campings, la mise en place de gîtes urbains (en particulier sur les collines niçoises) et l’augmentation de la participation de la commune aux séjours touristiques des publics scolaires, en particulier dans le Moyen et Haut-Pays.
Pas de développement d’un port de croisière.
Retour du service public pour la desserte de la Corse : retour de la SNCM pour la continuité territoriale.
Mise à l’étude de la possibilité d’une desserte avec la Tunisie, intégrant l’aspect social et l’aspect écologique.
Abandon du projet de grande mairie.
Projet multiculturel.
Salles de petite, moyenne et grande capacité pour des permanences ou réunions d’associations, des réunions publiques, des projections, des spectacles vivants, …
Aménagements sportifs.
Salles disponibles à un moindre
coût.
6. Aménagement de la plaine du Var : ne pas renoncer au contrôle !
La Plaine du Var est le seul secteur important permettant une extension de Nice. Elle ne doit plus servir à l’installation, sans plan cohérent, des équipements qu’on ne sait pas caser ailleurs : centre commerciaux, lycées, stades, logements étudiants, salles de concert, prison, bureaux, commissariat de police, etc.
Elle ne doit pas non plus faire l'objet d'une urbanisation démesurée. Il est encore possible de relier entre elles les zones déjà bâties en y apportant une diversité d'activités tout en maintenant une activité agricole dans certains secteurs.
Loger des gens, construire des équipements doit répondre à un plan d’urbanisme fondé sur des critères de sécurité et d’H.Q.E. (Haute Qualité environnementale). Rappelons que la plaine fluviale du Var est une zone inondable (l’expérience de 1994 en est la preuve) et que son delta est classé «Zone Natura 2000».
Nous ne voulons pas que la vallée du Var soit la proie de la spéculation immobilière et de constructions irrationnelles en terme sanitaires et écologiques, qui ont pour seuls buts le profit de quelques-uns.
En aucun cas, la cohérence de la Plaine du Var et sa liaison avec la ville de Nice et le reste de la CANCA ne peuvent être obtenues en abandonnant à l'État, à travers une O.I.N. (Opération d'Intérêt National), la maîtrise de son aménagement. L’O.I.N. a un mode de fonctionnement anti-démocratique puisqu’elle ne laisse pas de place à l’avis de la population locale. Comme la démocratie est la clé de voûte de notre projet, le principe de l’O.I.N. ne peut en aucun cas nous convenir.
Depuis les lois de décentralisation de 1983, en matière d’urbanisme, l’aménagement du territoire incombe aux communes. L’OIN (Opération d’Intérêt National) est un «sous-produit» de ces lois, puisqu’elle permet de retourner à l’ancien modèle pour des aménagements qui dépassent les capacités financières de la commune ou pour un enjeu d’intérêt national sur un périmètre précis.
Dans ce cadre, la commune est dessaisie de son pouvoir, et c’est donc l’Etat qui prend en charge l’aménagement d’un territoire donné. Ce dernier crée l’OIN, crée l’Etablissement Public de Développement et d’Aménagement d’Etat qui va mettre en application l’OIN, et dispose de moyens de contrôle de celui-ci. Et si besoin est, le Préfet peut exiger des changements du PLU (Plan Local d’Urbanisme) et de la DTA (Directive Territoriale d’Aménagement).
A l’origine, c’est la DTA qui a mis en évidence des «secteurs à enjeux», dont la plaine du Var. Cela a abouti à une série d’études, entreprises par des équipes sérieuses et compétentes, et commanditées par les deux seuls acteurs susceptibles de pouvoir les assumer financièrement, à savoir la CANCA et le département.
NB : toutes aussi pertinentes qu’elles soient, ces études ne sont pas à l’abri d’erreurs importantes. Par exemple, en 1992, lors de la lutte contre la route 202 bis, une étude a évalué la crue du Var à 1500 mètres cube, quand elle est en réalité de 5000 mètres cube, soit la moitié de celle du Rhône !
Aujourd’hui, le dossier est sur la table du conseil d’Etat pour avis. Ensuite, c’est le Premier ministre qui doit statuer. Une fois que la décision est prise, il n’y a plus le choix.
Un des arguments en faveur de l’OIN est que l’intervention de l’État permet un aménagement plus rationnel d’un secteur à enjeux que s’il est laissé aux communes. A cela, nous rétorquons que l’Etat est toujours intervenu et n’a jamais empêché le bétonnage de nos côtes, jadis un atout esthétique majeur. Si l’OIN est validée, il s’agira, selon nous, d’un choix autoritaire de l’Etat pour imposer un projet anti-démocratique et anti-écologiste.
Le «développement durable» de Messieurs Estrosi-Sarkosy-Peyrat et de la gauche institutionnelle, c’est tout simplement du capitalisme vert : on garde le fond de commerce «capitalisme», et on repeint la façade en vert ! Or le modèle capitaliste/ultralibéral est totalement incompatible avec l’écologie, la vraie ! En cas d’application de l’OIN, ce n’est pas moins de cinq ponts supplémentaires sur le fleuve, et la construction d’une ville nouvelle sur sa plaine !
D’autre part, entre la loi Littoral, la loi Montagne, et l’OIN, quasiment plus aucun espace ne sera du ressort des communes, et donc plus rien ne sera soumis à un débat public. Une véritable usine à gaz ! Un mille-feuilles de réglementations qui seront autant d’embûches pour les formalités auxquels peuvent être confrontés les citoyens et les citoyennes.
Qu’est-il prévu dans le cadre de cette OIN ?
Face aux enjeux et à la superficie du projet, l’Etat n’a pourtant nommé qu’un seul préfigurateur et une assistante. A partir de là, les conclusions de son rapport ne sont pas très surprenantes. Mais de notre point de vue, elles sont aussi très inquiétantes : d’après les éléments d’information que nous avons, il est dit qu’au vu des délais et de la complexité du dossier, le projet n’est pas véritablement défini. Il faut lancer l’OIN, et une fois constituée, c’est l’OIN elle-même qui décidera du projet !
Étant donné qu’une telle opération s’étale sur une trentaine d’années et que les populations concernées n’ont aucun mot à dire, c’est tout simplement scandaleux !
Un vague projet pharaonique, sans financement, est pourtant évoqué derrière l’aéroport. Cette zone s’appellerait «Porte de France», rien que ça ! On sent un tant soit peu de mégalomanie dans cette expression à laquelle ont applaudi les élus de droite comme les élus de la Gauche institutionnelle. Ce serait, soi-disant, une vitrine du «développement durable» mais en réalité, il ne s’agirait ni plus ni moins qu’un projet semblable au quartier de l’Arenas. C’est-à-dire un projet qui s’inscrit dans une logique ultralibérale par la mise en concurrence des territoires. Même si ce n’est qu’à demi-mot, l’idée est de concurrencer Barcelone. Quid de nos concitoyens et concitoyennes ? Non seulement, ils/elles n’auront pas leur mot à dire mais en plus les logements seront relégués plus haut dans la vallée.
Pourquoi ne pas vouloir de l’OIN ?
Parce qu’il y a des enjeux majeurs, c’est vrai ! Ils sont environnementaux, humains et démocratiques :
Il y a la Zone ZICO (Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux), classée Natura 2000, sur le Delta du Var. Elle doit être maintenue coûte que coûte, car plus aucun espace n’est réservé aux oiseaux pour des pauses migratoires. Il faut également prendre en considération la nappe phréatique du sous-sol de la plaine, qui fournit un tiers du département en eau et qui pourrait bien pâtir d’une activité humaine trop intense au-dessus d’elle. Il faut pouvoir garantir aux consommateurs et consommatrices une eau de qualité, directement au robinet. Et bien sûr, il y a les parcelles agricoles et les espaces verts qu’il faut défendre à tout prix pour conserver une ceinture verte autour de Nice, et préserver le peu de biodiversité qu’il nous reste pendant qu’il en est encore temps. La liste n’est pas exhaustive !
Il y a l’aspect sanitaire qui doit également peser dans la balance. Rappelons que la Plaine du Var est une zone inondable comme le prouve l’expérience de 1994. Quant à l’aspect démocratique, vous aurez compris que le débat public dans le cadre d’une OIN n’est pas à l’ordre du jour (contrairement aux débats publics prévus dans le cadre d’un PLU). Les populations concernées subissent ce que l’Etat décide pour elles.
Contrairement à nous, les défenseurs de l’OIN sont encore dans le vieux dogme du développement exogène de la ville sans aménagement d’un territoire qui permette de le maîtriser. Quant à leur façon de traiter l’environnement et le fleuve, ils jouent la carte du Capitalisme vert, mais il ne faut pas se méprendre ! Si on laisse faire, les erreurs seront semblables à celles commises pour le Paillon dans le passé. Au lieu de structurer un aménagement cohérent autour du Var, on crée un aménagement contre le fleuve et ses richesses naturelles. Nous, membres de la liste Nice Citoyenne Et Altermondialiste, voulons un projet à la pointe de la démocratie et de la nature ! Un projet d’éco-développement solidaire dans une démarche profondément participative pour réunir tous les partenaires responsables qui doivent s’inscrire dans la discussion.
Ce projet reste en débat. Son implantation à Nice Ouest doit faire l’objet d’un débat public et participatif impossible dans le cadre de l’O.I.N. prévue. Des études approfondies en terme d’écologie doivent être engagées pour prendre des décisions concertées soit, mais responsables.
Nous sommes favorables au réaménagement du stage du Ray plutôt qu’à la construction d’un nouveau stade. Les sommes économisées pourront alors être investies dans des projets ayant plus d’utilité sociale et écologique, comme le développement des services publics de la petite enfance par exemple.
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Il faut garantir à toutes et à tous, et partout, l'accès au service de l'eau et aux transports collectifs. Nous agirons pour le retour à une gestion municipale (ou communautaire) des services locaux concédés au privé (distribution de l'eau par exemple) avec création de comités d'usagers. D'une façon générale, nous prônons la gratuité de l'accès aux services publics.
Une production de logements sociaux inférieure aux normes édictées par la loi SRU qui exige 20% de logement sociaux par commune. L'actuelle municipalité ne respecte pas cette loi (avec seulement 10,9% de logements sociaux, Nice est classée 5ème des plus «mauvais élèves»).
Une explosion spéculative des loyers avec un nombre croissant de mal logés, de sans-logis ou de jeunes privés de l'autonomie du logement.
Une inadéquation croissante entre les logements produits et la demande sociale.
Une pénurie d'hébergements d'urgence et d'accueil (sans domicile fixe ou femmes victimes de violence) délégués en grande partie à l'industrie hôtelière locale.