Nice Citoyenne Et Altermondialiste
100% à gauche, 100% écologiste
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LA CULTURE A NICE

    Pour nous, la culture n'est pas un simple « divertissement », elle est émancipatrice.
    Au même titre que l'emploi, le logement, la santé, elle est un besoin social et donc un droit pour tous.
 

Nous voulons rendre accessibles les lieux de culture aux niçois-e-s.

 
Les tarifs ne doivent pas être un moyen de sélection sociale pour accéder à la culture. Nous souhaitons donc aller vers la gratuité d'un maximum d'activités culturelles et une meilleure répartition géographique, ce qui suppose la création de structures de proximité là où elles sont absentes.
Nous souhaitons mettre en place une carte scolaire de spectacle, donnant droit pour chaque jeune à un spectacle vivant par trimestre et dont le coût pour la famille serait indexé sur le quotient familial.
Les musées doivent redevenir gratuits pour ce qui est des collections permanentes. Nous sommes favorables à l'ouverture en nocturne deux fois par semaine.
Il faut permettre un plus grand accès aux centres culturels, à la cinémathèque et aux médiathèques en les ouvrant davantage en dehors des horaires et des jours de  travail du plus grand nombre (soir, vacances scolaires...).
 
Le festival de jazz, menacé, doit être préservé (en régie), tout en excluant la variété qui dispose d'autres espaces. Mais ses tarifs doivent permettre à tous d'en profiter, ce qui n'est plus le cas.
 
Il faut envisager d'utiliser d'autres lieux comme la colline du château pour d'autres évènements culturels.
 
La grande médiathèque s'est faite au détriment du développement des fonds et des petites structures. Il faut rouvrir les bibliothèques de quartier, renouveler et compléter leurs fonds.
 
L'actuelle Gare du Sud doit devenir un lieu multiculturel, une structure culturo-associative dans une problématique de citoyenneté active, avec des salles de petite, moyenne et grande capacités pour des réunions d'associations, des réunions publiques, des projections, des spectacles vivants ; des salles de répétition pour les groupes de musique locaux ; des espaces mis à disposition pour des permanences d'associations d'intérêt public, salles disponibles à un moindre coût voire gratuites selon les activités programmées.
 

Les lieux d'expression (culturelle, politique, associative) sont totalement insuffisants et insatisfaisants.

 
La mise en place de « centres sociaux » autogérés favorisant initiatives citoyennes et associatives, installation dans tous les quartiers de salles pour les répétitions et les spectacles vivants sont une urgence.
Les Diables Bleus étaient un lieu de culture et de création autogéré ouvert sur le quartier, en entendant le mot culture la mairie a sorti son Bulldozer. La commune doit au contraire respecter et appuyer les initiatives alternatives, lieux culturels autonomes, squats alternatifs, qui souvent jouent un rôle à la fois social, politique et culturel. Elle doit mettre locaux et moyens à disposition de la création autonome. Si demain ce genre de structures se multipliait sur la ville cela constituerait une véritable dynamique culturelle populaire, il pourrait être alors envisagé de leur confier l'organisation du Carnaval de Nice, afin qu'il redevienne un vrai moment de fête populaire comme le sont potentiellement les carnavals indépendants des quartiers Est (St Roch, le Port), bien loin du triste carnaval officiel que l'on vient regarder et non pas vivre.
 
Les fêtes pour garder leur sens "traditionnel" doivent rester des fêtes avant tout populaires, non figées dans un passé mythique et dans la pure nostalgie. Sans s'interdire les défilés carnavalesques qui relèvent plus du "corso" pour touristes (et qui ont de ce fait un impact économique) le carnaval doit revenir à un esprit plus "contestataire"... qui est à son origine. C'est d'ailleurs le message et le sens des Carnavals indépendants.
 
Outre les moyens donnés à la culture en général (salles associativo-culturelles dans les quartiers, retour à la gratuité des musées, espace culturel à la gare du Sud, etc.) nous prévoyons en ce qui concerne plus spécifiquement la culture niçoise et occitane la réalisation de terrains de pilo (d'abord dans les quartiers  où des joueurs/joueuses s'entraînent depuis des années : St Roch, le port, Valrose, St Jean d'Angély, fac de Lettres, etc.) et la mise en place d'un festival des musiques occitanes, reflétant la diversité des musiques traditionnelles et de la création en Occitanie et ouvert à l’autre côté de la mer, à la place du festival des musiques militaires
 

L'identité niçoise ?

 
Nous rejetons le terme "identité" niçoise. C'est un terme ambigu, qui peut être prétexte au rejet de "l'autre". C'est d'ailleurs par ce qualificatif ("Identitaires") qu'à choisi de se baptiser une frange néo-nazie de l'extrême-droite. Ce n'est pas à travers la référence figée à une supposée identité immuable que nous voyons Nice.
L’identité niçoise s’est forgée et continue à se construire par le brassage des populations. Pour nous il n'y a donc pas d'identité à promouvoir ou à valoriser.
C'est la qualité des pratiques sociales solidaires, c'est le mode de gestion démocratique à travers de vrais conseils de quartier démocratiques, c'est la participation des citoyen-ne-s à l'établissement d'un budget participatif, c'est la place accordée à la création culturelle contemporaine comme à la connaissance de l'histoire ou la pratique de la langue qui "valoriseront" une nouvelle perception de Nice, loin des magouilles et du système clientélisme auxquels l'image de Nice est aujourd'hui attachée.
 
Nous agirons en faveur de l'apprentissage de la langue niçoise dans les écoles par  la création de postes d'enseignant-e-s, le soutien aux Calendreta, la dotation des bibliothèques d'écoles et CDI d'un fond d'ouvrages en occitan (et en particulier en nissart et/ou gavot) ainsi que la mise en place des cours de nissart (langue et culture, chants, cuisine, etc.) dans les quartiers, occasion de rencontres inter-générationnelles.
 
Nice, riche de vestiges romains, d'une exceptionnelle série de chapelles et églises baroques, d'une variété rare de construction Art nouveau, deuxième ville de France pour l'Art déco, pionnière en réflexion et pratique urbanistique dans les années 1830-1860, doit promouvoir son patrimoine architectural, sans pour autant se transformer en ville-musée.

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